NL194 – Edito

NL194 – Edito

Newsletter n°194 – le 19 décembre 2022 

Cher Père Noël,

Comme tu le sais, les misères s’accumulent sur le dos des collègues de Safran.

Alors que l’inflation se maintient à 6,2%, la politique salariale reste limitée à 4% ; soit deux ans de recul du pouvoir d’achat de suite. Comme nous l’avons expliqué (Newsletter n°191), la Prime de Partage de la Valeur et la promesse de 10 actions gratuites ne réduisent que ponctuellement l’impact de ce décrochage. Mais sur le long terme, ce qui est perdu est perdu.

Tout aussi grave, depuis la rentrée de septembre le gouvernement multiplie les reculs de nos droits sociaux à coups de 49.3 :

Mais le pire reste à venir : la réforme des retraites qui vise à repousser de 62 à 65 ans l’âge légal de la retraite.

Bien entendu, pour la CFDT65 ans, c’est non !
D’abord, parce que la nécessité de cette réforme est plus que contestable.

Plus grave, le gouvernement compte sur cette réforme pour modifier les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, Engie, …). Si la clause du grand père a été évoquée pour limiter la grogne sociale, comment sera-t-elle financée ?
Depuis plusieurs semaines, des politiques, syndicalistes, ou personnalités du monde de l’entreprise s’inquiètent d’un projet du gouvernement visant à faire main basse sur les 90 Md€ de pensions (et 70 Md€ de réserves) versés chaque année par l’Agirc-Arrco aux salariés du privé.
Ce serait un comble que nos cotisations, prélevées sur nos salaires, servent à financer la retraite des régimes spéciaux !

La bonne nouvelle, c’est que l’ensemble des Organisations Syndicales et les forces de l’opposition parlementaires sont prêtes à se mobiliser dans la rue comme dans les entreprises dès le mois de janvier. Car nous pouvons craindre qu’une simple négociation sous les ors de Matignon ou de l’Elysée ne suffisent pas à se faire entendre.

Alors, cher Père Noël, pense à ajouter des vêtements bien chauds, des souliers confortables pour chaque collègue de Vélizy ; parce qu’il y a un moment où il faut bien descendre dans la rue pour se faire entendre.

Porte-toi bien !

Tonton Georges